Notre Histoire

D'HIER à AUJOURD'HUI...

Les fondements

En 1945, réunion au sommet à la Grave; prémices de la création du Syndicat des moniteurs
Ainsi naquit le Syndicat ...

L'histoire de l'ESF commença bien avant guerre avec les prémisses de la naissance de certaines écoles dans plusieurs massifs français mais le vrai commencement débuta en 1945.

La page "chronologie" résume bien les dates importantes des ESF durant le XXème siècle. 

Nous sommes au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Le pays panse ses plaies, la vie reprend ses droits… et la France du ski se rassemble pour mieux renaître : le Syndicat national des moniteurs du ski français est créé le 13 novembre 1945 à Aix-Les-Bains, impulsé par Gaston Cathiard, premier président des pulls rouges. 

 

L’adoption d’une technique « à la française », une Ecole nationale de ski qui forme des moniteurs (on en dénombre cent soixante-six diplômés après la guerre, dont certains ne sont malheureusement pas revenus), des écoles de ski qui fleurissent (quarante et une répertoriées fin 1945) et un vent d’enthousiasme qui souffle à quelques passionnés visionnaires de structurer une profession qui s’apprête à surfer sur l’or blanc… Gaston Cathiard, Lucien Amieux, René Beckert, Etienne Livacic, Jean-Marie Michaud, René Payot, René Rionda et André Tournier vont poser, ce 13 novembre 1945, les fondations du Syndicat national des moniteurs du ski français, s’inspirant de l’éphémère « Compagnie des moniteurs » née sous le gouvernement de Vichy à laquelle fut adjointe « L’amicale des moniteurs » pour leur protection sociale. 

Le SNMSF, sis à Grenoble, a pour but de regrouper les moniteurs de ski français enseignant en France ou à l’étranger, de structurer les écoles de ski de manière corporative, d’organiser la profession et d’en assurer sa défense, tant du point de vue de ses intérêts généraux que de ses spécificités et de son éthique. Parmi les principes définis, un reste immuable : chaque école de ski conserve sa gestion locale autonome, le Syndicat national organise quant à lui ce qui ne peut l’être localement, dans l’intérêt des moniteurs. Sur les bases solides posées par ces ambitieux pionniers, le SNMSF a pu et a su veiller, parfois contre vents et marées, sur les intérêts et l’évolution de la profession, devenue l’une des corporations les plus puissantes de ce siècle…

 

Les Gardiens du Temple

Depuis 1945, seulement quatre présidents ont succédé à Gaston Cathiard, le père fondateur du Syndicat national, démontrant, selon l’adage de La Fontaine, que « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »…

 

Gaston Cathiard | Le bâtisseur

(1945-1969, ESF Val d’Isère)

Originaire d’Uriage où il fit ses premières glissades, Gaston Cathiard fut un leader incontesté, rassembleur, charismatique et inspiré. Ses diverses expériences professionnelles, de l’épicerie paternelle à Félix Potin à Paris, puis sur neige à Chamrousse, au Mont-Dore, à Villard-de-Lans ou encore à Chamonix, où il fit le guide pendant deux saisons, lui apprirent notamment l’écoute des autres. 

Directeur de l’ESF de Val d’Isère (1942-1960), pressentant la ruée vers l’or blanc, il réussit à convaincre Avalins, Chamoniards, Mégevans, Chablaisiens, Dauphinois et Pyrénéens de s’unir pour créer le SNMSF. Un an plus tard, il était aussi à l’origine, aux côtés d’Armand Charlet et Etienne Livacic, du Syndicat national des guides… Pendant près d’un quart de siècle, il contribua largement à la renommée du ski français avant de laisser les clés de la maison rouge dont « il a fait le béton », dixit Gilles Chabert, et d’entamer une brillante carrière d’industriel chez Poma. Il perdra malheureusement la vie dans l’Himalaya en octobre 1983.

Suivront ensuite :

1969 - 1974 > Germain COCO 

De 1965 à 1970, la clientèle double. Les chiffres valident le bien fondé de cette conception bleu-blan-rouge de l'aménagement de la montagne. Bleu de France, blanc comme neige et rouge comme le pull des moniteurs qui sont parmi les "acteurs les plus actifs" de l'évolution. 

1974 - 1978 > Edgar COUTAZ

"Nous, moniteurs, nous ne pouvons rester indifférents dans cette époque qui va marquer un tournant très important dans l'histoire de notre profession".

1978 - 1994 > Bernard CHEVALIER

L'ESF, dès l'hiver 86/87 a formé des moniteurs à la pratique et à l'enseignement du surf lequel a débouché sur un succès immédiat... Cela pourrait être en effet la devis des disciplines réunies sous le vocable "Nouvelles Glisses"

5e mandat depuis 1994 > Gilles CHABERT

"Le moniteur c'est celui qui va devant. Dans un couloir, en hors piste, c'est lui qui montre la voie. On choisit de prendre un moniteur parce qu'il respire la montagne, la nature, parce qu'il a la connaissance du milieu"

"Conserver notre âme, offrir du rêve, faire progresser"

 

Emile Allais, le 1er moniteur

Emile Allais est titulaire de la médaille de moniteur n° 1…

Dans les faits, celle-ci aurait dû revenir à André Tournier. Nous sommes alors au vol de Voza (Chamonix) en décembre 1937, et Emile est examinateur lors du premier « vrai » examen de moniteurs, basé sur la méthode française qu’il vient de mettre au point avec Paul Gignoux (les détenteurs du diplôme de la FFS, s’ils veulent continuer à exercer en France, doivent suivre cette nouvelle formation). « Tournier reçut la meilleure note du stage. Au moment de la distribution des prix, le jury dont je faisais partie décide de lui accorder la médaille n° 1. Mais là, le Chamoniard me regarde et dit : “C’est lui qui la mérite, ce n’est pas moi !” Alors il m’a donné la médaille, ce qui m’a fait plaisir », témoignait tout simplement Emile. Une chouette époque…

Pour la postérité, Emile Allais est donc moniteur numéro 1 (André Tournier étant titulaire de la médaille n° 2).

Premier champion du monde de ski de l’histoire avec ses trois médailles d’or en descente, slalom et combiné remportées à Chamonix en 1937, pionnier du développement des stations et de l’aménagement des domaines skiables (d’abord en Amérique du Sud et du Nord puis en France), Emile a inscrit sa légende dans l’épopée du ski et des sports d’hiver. S’il ne devait rester qu’une trace, ce serait la sienne…

 

Les époques passent et l'ESF évolue...

De 1945 à aujourd’hui, les Ecoles du Ski Français ont vu passer leurs effectifs de 200 moniteurs et 41 écoles à 17.000 moniteurs et 250 bureaux ; le nombre de moniteurs a donc été multiplié par 85.

L’Ecole du Ski Français est aujourd’hui la plus grande école de ski du monde, et réalise plus de 800.000 passages de tests annuels pour 2.000.000 élèves.

Le nombre de moniteurs ESF s'accroit au fil des années : la légende continue !

1945 > 41 ESF       200 moniteurs

1955 > 58 ESF      800 moniteurs

1965 > 105 ESF    1.750 moniteurs

1975 > 195 ESF     5.500 moniteurs

1985 > 210 ESF    9.600 moniteurs

1990 > 220 ESF  10.700 moniteurs

1995 > 250 Bureaux ESF / 12.000 moniteurs

2006 > 250 Bureaux ESF / 15 600 moniteurs

2007 > 250 Bureaux ESF / 16 000 moniteurs

2012 > 250 Bureaux ESF / 17 000 moniteurs

2016 > 250 Bureaux ESF / 18 000 moniteurs / 2 000 000 d'élèves pour 800 000 passages de tests.